L’Office national de Formation professionnelle réunit ses équipes du 2 au 5 novembre 2026 pour actualiser son manuel de procédures et prévalider un nouvel organigramme. La réforme vise surtout à clarifier les responsabilités et à renforcer le contrôle interne.
L’Office national de Formation professionnelle a ouvert, le 2 novembre 2026 à Dakar, un atelier de quatre jours consacré à la révision de son manuel de procédures et à la prévalidation d’un nouvel organigramme. Conduits sous l’autorité de la directrice générale, Mame Awa Ndoye, les travaux doivent s’achever le 5 novembre.
Selon la publication officielle de l’ONFP, l’objectif est d’actualiser les procédures administratives, financières et opérationnelles, de mieux répartir les responsabilités et de renforcer les mécanismes de contrôle interne. L’Office annonce également vouloir améliorer la coordination entre ses différentes structures.
Un organigramme encore au stade de la prévalidation
Le terme employé par l’ONFP est important : il s’agit d’une prévalidation, et non de l’adoption définitive du nouvel organigramme. L’atelier doit permettre aux responsables et aux services concernés d’examiner la répartition proposée des fonctions, de relever les chevauchements éventuels et d’identifier les ajustements nécessaires avant une validation institutionnelle.
Aucun schéma détaillé du futur organigramme, aucune liste des directions concernées et aucun calendrier de mise en application n’ont été publiés dans les informations consultées. Il est donc trop tôt pour conclure à la création ou à la suppression de services, à des nominations ou à une modification immédiate des postes.
Pourquoi le manuel de procédures est central
Dans un organisme public, le manuel de procédures fixe les étapes à respecter pour traiter les dossiers, engager une dépense, contrôler une opération, conserver les pièces justificatives ou répartir les validations. Une mise à jour peut réduire les zones d’incertitude, accélérer certains circuits et rendre les décisions plus faciles à vérifier.
Pour l’ONFP, ces règles touchent potentiellement la sélection des demandes, la relation avec les opérateurs de formation, le suivi des conventions, la gestion financière et l’évaluation des actions réalisées. L’enjeu n’est donc pas seulement administratif : la qualité des procédures conditionne la rapidité et la traçabilité du service rendu.
Ce que les usagers peuvent attendre de la réforme
Pour les jeunes, les entreprises ou les collectivités qui sollicitent une formation, une organisation plus claire devrait, en principe, faciliter l’orientation des dossiers et réduire les délais liés aux renvois entre services. Des responsabilités mieux définies peuvent également permettre de savoir qui décide, qui contrôle et vers quel interlocuteur se tourner en cas de blocage.
Ces effets restent toutefois attendus, et non acquis. L’ONFP n’a pas encore annoncé d’indicateurs précis sur les délais de traitement, le taux de satisfaction, le nombre de dossiers en attente ou les objectifs d’amélioration après la réforme. Pour mesurer les résultats, la publication régulière de tels indicateurs serait utile aux usagers comme aux autorités de tutelle.
Un établissement public créé en 1986
L’ONFP a été créé par la loi n° 1986-44 du 11 août 1986. Sa mission s’inscrit dans la mise en œuvre de la politique de formation professionnelle, notamment par l’appui aux organismes publics et privés, les études sur l’emploi et les qualifications, ainsi que la coordination d’actions de formation.
Le portail officiel de l’Office présente aussi le Système intégré de gestion des opérations de formation, destiné à centraliser les demandes, les opérateurs et les partenaires. La révision des procédures internes devra donc être cohérente avec les outils numériques déjà utilisés ou en cours de déploiement.
Une réforme qui s’inscrit dans une nouvelle direction
Mame Awa Ndoye a pris ses fonctions à la tête de l’ONFP en 2026. Lors d’une rencontre avec le personnel en août, l’Office avait indiqué qu’elle souhaitait renforcer la présence de l’institution, valoriser les antennes territoriales et orienter davantage les jeunes vers les métiers d’avenir. La révision de l’organigramme apparaît comme l’un des moyens de traduire cette orientation dans le fonctionnement quotidien.
Un média sénégalais, Wabitimrew, a également relayé l’ouverture de l’atelier et son calendrier du 2 au 5 novembre. Les informations publiées reprennent les objectifs annoncés par l’ONFP, mais ne fournissent pas encore de détails indépendants sur le contenu du projet d’organigramme.
Les points à surveiller après le 5 novembre
La véritable portée de l’atelier dépendra des décisions prises après sa clôture. Plusieurs éléments devront être suivis : la validation finale de l’organigramme, la date d’entrée en vigueur du manuel révisé, la formation des agents aux nouvelles règles et l’information des partenaires et bénéficiaires.
Il faudra aussi vérifier si la réforme se traduit par des résultats mesurables : dossiers traités plus rapidement, meilleure couverture territoriale, contrôles renforcés, diminution des erreurs et accès plus simple aux offres de formation. Sans calendrier public ni tableau de suivi, la modernisation risquerait de rester un objectif institutionnel difficile à évaluer. L’atelier ouvre donc une étape ; il ne constitue pas encore, à lui seul, la preuve d’une amélioration du service.
