Mouhamed Diagne rejoint le Conseil africain des jeunes co-créateurs du PNUD

Mouhamed Diagne. Photo : DR.

Mouhamed Diagne. Photo : DR.

Le doctorant sénégalais en climatologie figure parmi 11 jeunes leaders sélectionnés sur plus de 7 500 candidatures pour un mandat consultatif de deux ans.

Le Sénégalais Mouhamed Diagne a été nommé au premier Conseil africain des jeunes co-créateurs du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Il figure parmi 11 jeunes leaders retenus à l’issue d’un appel qui a attiré plus de 7 500 candidatures venues du continent et de la diaspora, selon le PNUD.

Cette sélection place le doctorant sénégalais au sein d’un organe consultatif chargé d’accompagner, pendant deux ans, la conception, la mise en œuvre et le suivi du portefeuille jeunesse du PNUD en Afrique. Le conseil doit travailler avec le Centre régional de services du PNUD pour l’Afrique, basé à Addis-Abeba, ainsi qu’avec les équipes de Dakar, Nairobi et Pretoria et les 46 bureaux de pays de l’organisation.

Onze membres choisis parmi plus de 7 500 candidats

Le rapport entre le nombre de candidatures annoncé et les 11 sièges attribués donne une mesure de la sélectivité du processus : moins de 0,15 % des postulants ont été retenus, soit environ une personne sur 682. Ce calcul ne renseigne toutefois ni sur la répartition des candidatures par pays ni sur les différentes étapes de la sélection, que le PNUD n’a pas détaillées publiquement.

Le conseil réunit des jeunes issus de plusieurs régions d’Afrique et de la diaspora. Dans son appel à candidatures, le PNUD indiquait rechercher des profils âgés de 18 à 34 ans, engagés dans des domaines comme la gouvernance, le climat, l’innovation numérique, l’entrepreneuriat ou la consolidation de la paix. L’organisation précisait également que les membres siègeraient à titre personnel et dans un cadre apolitique.

Un rôle consultatif auprès du PNUD

La mission du conseil s’articule autour de trois fonctions présentées par le PNUD : conseiller, anticiper et amplifier. Les membres sont appelés à formuler des recommandations, à repérer les tendances qui touchent la jeunesse africaine et à mettre en valeur des solutions portées par des jeunes.

Leur contribution doit couvrir tout le cycle du portefeuille jeunesse, de la conception des initiatives à leur mise en œuvre, leur suivi et leur évaluation. Le programme prévoit aussi des consultations, des dialogues de politique publique et des échanges avec les bureaux du PNUD, la Commission de l’Union africaine et les communautés économiques régionales. Le conseil ne dispose pas d’un pouvoir de décision sur les programmes du PNUD : sa valeur dépendra de la capacité de ses membres à transformer les expériences de terrain en recommandations utilisables.

Un parcours entre climatologie et gouvernance

Selon son profil professionnel, Mouhamed Diagne est titulaire d’un master en géographie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et poursuit des travaux doctoraux en climatologie au sein du même établissement. Il présente également une formation en science politique et relations internationales et exerce comme analyste programme à l’Institut africain de la gouvernance.

Il est l’auteur de Afroklima, paru en 2022, et à l’origine d’AFROKLI’MAG, une initiative éditoriale consacrée aux enjeux climatiques. Ces activités l’inscrivent à l’intersection de la recherche, de la gouvernance climatique et de la participation citoyenne des jeunes.

Ce que cette nomination peut apporter au Sénégal

La présence d’un doctorant formé à Dakar dans ce conseil offre un canal supplémentaire pour faire remonter des réalités ouest-africaines dans les réflexions régionales du PNUD. Pour le Sénégal, les sujets susceptibles d’être éclairés par ce profil vont de l’adaptation au changement climatique à l’emploi des jeunes, en passant par la participation aux décisions publiques.

Cette nomination ne constitue pas une représentation officielle de l’État sénégalais et ne garantit pas, à elle seule, de nouveaux financements ou programmes pour le pays. Son effet concret se mesurera aux recommandations produites, à leur prise en compte par le PNUD et à la capacité du conseil à relier les initiatives locales aux dispositifs régionaux. Au terme des deux années, les membres doivent consolider leurs travaux dans un rapport destiné à documenter leurs contributions et les enseignements du mandat.

Related posts

Sama Yoon : une campagne pour élargir les modèles de réussite offerts aux jeunes

Jeux de la Francophonie 2031 : une nouvelle histoire sportive et culturelle s’ouvre au Sénégal

ACEEJPA : Saer Seck à l’honneur lors des 96 heures de l’Amicale des élèves et étudiants de Jaxaay