Budget 2027 de Kaolack : 17 priorités citoyennes remontent du Pôle 6

Serigne Mboup lors d’une séance de concertation sur les priorités du budget 2027 de Kaolack. Photo : Mairie de Kaolack.

Serigne Mboup lors d’une séance de concertation sur les priorités du budget 2027 de Kaolack. Photo : Mairie de Kaolack.

Assainissement, écoles, santé, foncier, éclairage, eau et emploi figurent parmi les préoccupations recueillies à Médina Baye, Médina Mbaba 1, Médina Mbaba 2 et Same. Leur inscription au budget municipal reste toutefois à arbitrer.

À Kaolack, le débat d’orientation budgétaire pour 2027 entre dans une phase où les demandes des habitants doivent être confrontées aux moyens disponibles. Au terme d’une concertation organisée avec le Pôle 6, qui regroupe Médina Baye, Médina Mbaba 1, Médina Mbaba 2 et Same, la mairie indique avoir recensé 17 préoccupations prioritaires, auxquelles se sont ajoutées plusieurs propositions.

La rencontre, conduite par le maire Serigne Mboup, a associé des guides religieux, des délégués et conseils de quartier, ainsi que des représentants des femmes et des jeunes. La municipalité n’a toutefois communiqué ni enveloppe financière, ni liste de projets définitivement retenus, ni calendrier d’exécution. Les éléments présentés constituent donc, à ce stade, des besoins exprimés et des orientations à examiner dans la préparation du budget.

Six blocs de besoins pour les quartiers du Pôle 6

Les préoccupations recueillies se concentrent d’abord sur l’assainissement et la prévention des inondations. Les habitants ont demandé le curage des canaux, l’amélioration du drainage, le pompage des eaux stagnantes ainsi que le nivellement et le remblaiement des zones touchées. Ces interventions concernent directement la mobilité, la salubrité et la préservation des logements pendant l’hivernage.

L’éducation et la santé forment un deuxième ensemble de priorités. Pour les écoles, les demandes portent sur la réhabilitation et la sécurisation des bâtiments, l’accès à l’eau et à l’électricité, les équipements et les conditions d’apprentissage. Dans les structures sanitaires, les besoins évoqués concernent l’équipement des postes de santé, l’amélioration des maternités, la sécurité et l’informatisation progressive de la gestion.

Le troisième bloc touche au cadre urbain. La concertation a fait remonter la situation des zones non loties, la régularisation foncière selon les procédures légales, la sécurisation des bâtiments menaçant ruine et une meilleure organisation de l’espace. L’éclairage public, le recours à des solutions solaires et l’étude de forages destinés aux équipements publics figurent également parmi les pistes avancées.

L’emploi des jeunes dépasse la seule question sportive

Les échanges ont aussi replacé l’emploi au cœur des attentes locales. La mairie rapporte que les participants ont insisté sur la formation, l’entrepreneuriat, l’accès au financement et la création de perspectives professionnelles. L’enjeu est important pour une ville qui souhaite attirer des partenaires autour de ses marchés, de son port et de ses infrastructures.

Cette orientation suppose toutefois de distinguer ce qui relève directement du budget communal de ce qui dépend de l’État, d’établissements publics, de partenaires financiers ou du secteur privé. Une politique locale de l’emploi peut faciliter la formation, l’accompagnement et l’accès à des espaces économiques, mais ses résultats dépendront aussi de projets capables de créer une activité durable.

Du recueil des doléances aux arbitrages budgétaires

À l’issue de la rencontre, Serigne Mboup a demandé aux services municipaux de préparer un programme de suivi indiquant les solutions envisagées, les responsabilités et les priorités budgétaires. Cette étape sera décisive : une consultation citoyenne produit surtout de la valeur lorsqu’elle débouche sur des choix lisibles, chiffrés et suivis dans le temps.

Pour les habitants, les questions centrales restent donc ouvertes. Quels projets seront inscrits au budget 2027 ? Quel montant sera consacré à chaque secteur ? Quels travaux dépendront de la commune, de l’État ou d’un partenaire ? Et selon quel calendrier les résultats pourront-ils être mesurés ? Les réponses à ces questions permettront de vérifier la traduction effective des 17 préoccupations dans l’action publique.

Un test de transparence et d’efficacité locale

La démarche peut renforcer la confiance entre la mairie et les quartiers si elle est accompagnée d’indicateurs simples : montant voté, taux d’exécution, nombre d’écoles ou de postes de santé réhabilités, kilomètres de canaux curés, points lumineux installés et bénéficiaires des programmes de formation.

La municipalité souligne par ailleurs que la réussite des projets nécessite un accompagnement de l’État et une participation des populations à l’entretien des réalisations. Cette répartition des responsabilités ne dispense pas la commune de publier des objectifs vérifiables. Elle rend au contraire nécessaire une feuille de route permettant aux habitants de suivre les engagements, les financements et l’avancement des travaux.

Le Pôle 6 a ainsi posé une base de discussion pour le budget 2027. La prochaine étape ne sera plus seulement d’écouter les priorités, mais d’expliquer celles qui seront retenues, celles qui devront attendre et les raisons de chaque arbitrage.

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