Justice Affaire Diodio Glow Skin : les avocats de Mame Diarra Thiam contestent tout aveu wassare newsOctober 24, 2026017 views Mame Diarra Thiam, connue sous le nom de Diodio Glow Skin. Photo : page officielle de Diodio Glow Skin. Mame Diarra Thiam, connue sous le nom de Diodio Glow Skin. Photo : page officielle de Diodio Glow Skin. La défense dément les informations attribuant à l’entrepreneuse des aveux sur le financement présumé d’attaques en ligne et affirme que les transferts évoqués étaient destinés à des actions sociales. Les avocats de Mame Diarra Thiam, connue sous le nom de Diodio Glow Skin, ont publié samedi 24 octobre 2026 un communiqué contestant des informations de presse selon lesquelles leur cliente aurait reconnu avoir financé des attaques ou des injures diffusées en ligne. La mise au point intervient alors que plusieurs médias rapportent que l’entrepreneuse a été placée en garde à vue dans une enquête menée par la Division spéciale de cybersécurité et impliquant également Rokhaya Fall, dite Rox la Chancelière. Aucun communiqué public du parquet détaillant les éléments du dossier n’était disponible au moment de la publication de cet article. La défense conteste la présentation d’aveux Le communiqué, signé par Mes Alioune Badara Fall, Aboubacry Barro et Dior Gueye Diagne, vise notamment l’édition du 24 octobre du quotidien L’Observateur. Les conseils estiment que la présentation faite par le journal ne correspond pas à la position de leur cliente et affirment qu’aucun aveu de financement d’une campagne de dénigrement ne peut lui être attribué. La défense insiste sur la distinction entre des informations rapportées par des médias, les déclarations recueillies pendant une enquête et des faits établis par une décision de justice. Elle rappelle que les échanges intervenant pendant une garde à vue ne peuvent être résumés comme une preuve définitive sans accès contradictoire aux procès-verbaux et aux pièces du dossier. Les avocats avertissent par ailleurs qu’ils se réservent la possibilité d’engager des démarches contre les publications qu’ils jugeraient fausses ou préjudiciables. Cette annonce relève de leur stratégie de défense et ne préjuge pas de l’issue d’une éventuelle action. Des transferts présentés comme des aides sociales Selon le communiqué, une confrontation a eu lieu entre Mame Diarra Thiam et Rokhaya Fall. Les avocats indiquent que cette dernière a maintenu que les sommes reçues étaient destinées à des actions sociales. Des comptes rendus de presse attribuent une version similaire aux deux femmes, mais la nature exacte, les montants et la destination de chaque transfert devront être vérifiés par les enquêteurs. Les médias ayant suivi le dossier font état de flux financiers et de messages examinés à partir de téléphones. Certains ont évoqué un montant de plusieurs millions de francs CFA ainsi que d’éventuels liens avec des contenus injurieux. Ces éléments sont rapportés comme des pistes d’enquête ou des allégations ; ils ne peuvent être présentés comme des faits judiciairement établis. La question centrale sera donc celle de la preuve d’un lien entre les sommes transférées et les contenus visés par la procédure. Un transfert d’argent ne renseigne pas, à lui seul, sur sa finalité. L’enquête doit en reconstituer le contexte, les destinataires, les dates et les contreparties éventuelles. Ce que la justice devra établir La garde à vue est une mesure d’enquête. Elle permet aux services compétents d’entendre une personne et de vérifier des éléments sous le contrôle du parquet ; elle ne vaut ni inculpation définitive ni déclaration de culpabilité. Dans cette affaire, plusieurs points restent à clarifier : les qualifications précisément retenues contre chaque personne, l’authenticité et le contenu complet des messages ou enregistrements évoqués, l’origine et la destination des fonds, ainsi que le rôle individuel de chacun. Ces questions ne pourront être tranchées qu’à partir du dossier et dans le respect des droits de la défense. La diffusion rapide d’éléments partiels sur les réseaux sociaux accroît le risque de confondre accusation, version d’une partie et fait établi. Le traitement journalistique exige donc d’attribuer chaque déclaration et de signaler clairement ce qui n’a pas été confirmé par une autorité judiciaire. La présomption d’innocence au centre du communiqué Les trois avocats demandent que la présomption d’innocence de leur cliente soit respectée. Ce principe protège toute personne mise en cause tant qu’elle n’a pas été jugée définitivement. Il s’applique aussi aux autres protagonistes cités dans la procédure. La défense apporte une contradiction publique à des récits déjà largement diffusés. Cette contradiction ne règle pas le dossier, mais elle constitue un élément que l’information doit intégrer au même titre que les éléments attribués aux enquêteurs ou aux sources judiciaires. La prochaine étape dépendra des décisions du parquet et, le cas échéant, d’un juge. En attendant une communication officielle ou un acte judiciaire accessible, WASSARE s’en tient aux faits vérifiables : une enquête est en cours, des versions opposées circulent, et les responsabilités restent à établir.