Kenya-Burundi : Nairobi prend des mesures pour rassurer les ressortissants burundais

La tension monte entre le Kenya et la communauté burundaise présente dans le pays, après les récentes annonces du président kényan William Ruto concernant les activités commerciales exercées par des ressortissants étrangers.

Face aux inquiétudes exprimées par les Burundais, le gouvernement kényan a annoncé la mise en place d’une équipe de travail conjointe avec le Burundi, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Cette structure doit notamment accompagner le processus de régularisation des ressortissants burundais concernés.

Cette décision intervient après l’annonce d’une période de 90 jours accordée aux étrangers exerçant des activités commerciales au Kenya afin de régulariser leur situation administrative, notamment leurs permis de travail, licences et documents liés à leurs entreprises. Le gouvernement kényan assure que cette opération vise à faire respecter la législation et non à expulser les ressortissants étrangers.

Des Burundais demandent à rentrer au pays

Malgré ces assurances, la situation a provoqué une forte inquiétude au sein de la communauté burundaise. Plusieurs centaines de ressortissants se sont rendus à leur ambassade à Nairobi pour demander des documents de voyage, certains affirmant craindre des violences et des mesures de répression.

Le Kenya compte environ 16 000 réfugiés et demandeurs d’asile burundais, dont beaucoup exercent de petites activités commerciales à Nairobi.

Les autorités kényanes ont condamné toute forme de xénophobie, de harcèlement ou de violence contre les étrangers et assurent vouloir travailler avec les représentations diplomatiques pour permettre aux personnes concernées de régulariser leur situation.

De son côté, le Burundi a demandé au Kenya de garantir la sécurité de ses ressortissants, alors que les tensions restent vives dans certaines communautés.

La mise en place de cette équipe conjointe devrait ainsi permettre aux deux pays de suivre la situation et d’éviter que les mesures de régularisation ne débouchent sur de nouvelles tensions entre populations kényanes et burundaises.

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