Dakar, 28 août 2026 – Le débat sur le rétablissement de la peine de mort revient sur le devant de la scène au Sénégal. L’Alliance pour la Renaissance de l’Espoir au Sénégal ,L’ ARES, née d’un mouvement politique dirigé par le Dr Malick Diop, travaillait en 2025 à sa transformation en parti politique. En 2026, elle est désormais présentée comme une formation politique dirigée par l’ancien responsable de l’AFP dirigée par le Dr Malick Diop, appelle à l’ouverture d’une réflexion nationale sur cette question, dans un contexte marqué, selon le parti, par une recrudescence de la violence et de la criminalité.
Dans une déclaration rendue publique ce vendredi, l’ARES estime que la multiplication de crimes particulièrement graves ne doit pas laisser la Nation dans « le silence ni dans l’impuissance ». Le parti considère que la protection de la vie et la sécurité des citoyens doivent rester au cœur des responsabilités de l’État.
L’ARES veut rouvrir le débat
Pour la formation politique dirigée par le Dr Malick Diop, certains actes criminels d’une gravité exceptionnelle doivent conduire à s’interroger sur la réponse judiciaire apportée par l’État.
L’ARES propose ainsi de rouvrir le débat sur la peine capitale, tout en appelant à une réflexion « sereine et approfondie ». Le parti souhaite que cette discussion soit menée avec responsabilité et en tenant compte des valeurs, de l’histoire et de la souveraineté du Sénégal.
L’ARES précise que sa démarche ne doit pas être assimilée à une volonté de vengeance. Elle présente plutôt la peine de mort comme une question de politique pénale qui mérite, selon elle, un débat public au regard de la gravité de certains crimes.
La sécurité au cœur du plaidoyer
Au-delà de la peine capitale, le parti met l’accent sur la nécessité de renforcer la sécurité des populations.
L’ARES appelle les autorités et les différents acteurs de la société à engager une réflexion de fond sur les moyens de lutter contre la violence et la criminalité. Pour la formation politique, la sécurité des citoyens doit constituer une priorité de l’action publique.
Cette prise de position intervient alors que la question de la sécurité et des réponses judiciaires aux crimes graves suscite régulièrement des débats dans l’espace public sénégalais.
La peine de mort a été abolie au Sénégal en 2004. Sa réintroduction constituerait donc un changement majeur du cadre juridique national et nécessiterait un débat politique et juridique important.
Avec cette sortie, l’ARES entend placer à nouveau la question de la peine capitale dans le débat public, tout en appelant à une discussion fondée sur les enjeux de sécurité, de justice et de responsabilité de l’État.
Source : Le Rufisquois, 28 août 2026.