Adji-Sonko : Sweet et fin – Une chronique de Babacar Gaye

Au moment où des hommes d’expérience invitent les Sénégalais à élever le débat, à interroger notre modèle démocratique et à se pencher sérieusement sur la refondation de la politique, l’espace public est envahi par les contradictions, révélations et règlements de comptes entre acteurs du feuilleton Sweet Beauté.

Cette affaire, par sa gravité et les torts qu’elle a causés à notre société, ne peut éternellement osciller entre mensonges, instrumentalisation politique, silences et versions contradictoires. Les protagonistes doivent rendre compte. Non pour entretenir le voyeurisme ou ressusciter une affaire si salace, mais parce que des vies ont été perdues, des biens détruits, les institutions mises à l’épreuve et le pays profondément divisé.

Mais gardons-nous surtout de tomber dans un piège : Sweet Beauté ne doit pas constituer l’écran de fumée qui empêche le Sénégal de parler de l’essentiel.

La vérité sur cette affaire doit être établie sans compromission. Et, parallèlement, le débat sur la refondation doit s’installer et se poursuivre.

Car, un pays sérieux doit être capable de répondre simultanément à deux exigences : vider lucidement ses contentieux devant les juges et penser courageusement son avenir à partir de son passé.

Bon repos dominical

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