Après plusieurs jours de perturbations dans la fourniture d’électricité, la SENELEC annonce une amélioration progressive de la situation à partir de jeudi 24 septembre 2026. Le directeur général de la société, Papa Toby Gaye, assure que les capacités de production actuellement indisponibles devraient progressivement être rétablies.
Selon les explications du directeur général, les coupures enregistrées ces derniers jours s’expliquent principalement par la combinaison de plusieurs facteurs. Deux incidents ont notamment affecté des équipements importants du parc de production.
Le premier concerne Karpowership, qui fournit environ 200 mégawatts. Une panne a touché la pompe surpresseur du système FSRU, un équipement indispensable à l’utilisation du gaz naturel liquéfié. La pièce nécessaire à la réparation est arrivée à Dakar et son installation doit permettre de remettre progressivement l’installation en service.
Le deuxième problème concerne la centrale de West African Energy à Cap des Biches, où l’une des turbines à gaz est actuellement indisponible. Une opération de diagnostic devait permettre d’évaluer son état avant la reprise des travaux. Un nouvel équipement de boroscopie doit notamment permettre de poursuivre cette intervention.
Une perte de 300 mégawatts
La combinaison de ces deux incidents représente une capacité d’environ 300 mégawatts indisponibles : près de 200 mégawatts pour Karpowership et environ 100 mégawatts pour West African Energy.
La SENELEC mise donc sur la remise en service de ces équipements pour récupérer progressivement cette capacité et améliorer la fourniture d’électricité sur l’ensemble du réseau.
Papa Toby Gaye estime que la situation devrait commencer à s’améliorer à partir de jeudi, avec un retour progressif à un niveau de fourniture plus normal d’ici la fin de la semaine.
Une consommation qui atteint des niveaux élevés
À ces incidents techniques s’ajoute une forte hausse de la demande en électricité. Le Sénégal se trouve actuellement dans une période de forte consommation, notamment en raison des températures élevées.
La demande, qui devait atteindre environ 1 300 mégawatts en octobre, avait déjà atteint près de 1 400 mégawatts au mois d’août. Cette progression exerce une pression supplémentaire sur les capacités disponibles lorsque certaines centrales sont à l’arrêt.
La SENELEC doit également composer avec des difficultés liées à l’approvisionnement en combustibles. Le coût des produits utilisés pour la production d’électricité a fortement augmenté, tandis que les contraintes logistiques compliquent leur acheminement.
Le directeur général a notamment indiqué que le prix du baril, qui avait été pris en compte autour de 60 dollars dans les prévisions, se situe désormais autour de 100 dollars. Le prix du gaz naturel liquéfié utilisé pour Karpowership serait, lui, passé d’environ 13 à 29 dollars.
Des travaux de maintenance toujours en cours
Parallèlement à la remise en service des équipements défaillants, la SENELEC poursuit des opérations de maintenance, d’entretien et de renforcement du réseau.
Certaines interventions programmées peuvent entraîner des coupures temporaires dans plusieurs quartiers de Dakar et de sa banlieue. Ces interruptions, liées aux travaux, sont à distinguer des délestages provoqués par le déficit temporaire de capacités de production.
La société poursuit ainsi les opérations nécessaires pour renforcer la stabilité du réseau et améliorer la qualité de la fourniture.
Des excuses aux consommateurs
Face aux désagréments enregistrés ces derniers jours, le directeur général de la SENELEC a présenté ses excuses aux consommateurs sénégalais.
Il a assuré que les équipes techniques restent mobilisées pour accélérer les réparations et permettre la récupération des capacités perdues.
Si les opérations en cours se déroulent comme prévu, la fourniture d’électricité devrait donc connaître une amélioration progressive à partir du jeudi 24 septembre, avec l’objectif de retrouver une situation plus stable avant la fin de la semaine.
La situation reste particulièrement suivie à quelques semaines des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, qui nécessitent une alimentation électrique stable pour les infrastructures et les différents sites concernés.