Tuesday, November 3, 2026
Kaolack : la mairie et PAREL/F préparent un partenariat pour les femmes

Kaolack : la mairie et PAREL/F préparent un partenariat pour les femmes

by wassare news
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Des représentantes et responsables réunis à la mairie de Kaolack pour préparer une coopération avec PAREL/F
Des représentantes et responsables réunis à la mairie de Kaolack pour préparer une coopération avec PAREL/F
Réunion de travail entre la mairie de Kaolack et une délégation du programme PAREL/F. Photo : Mairie de Kaolack.

La municipalité de Kaolack et le programme PAREL/F ont engagé des discussions sur la protection juridique, la lutte contre les violences basées sur le genre et l’autonomisation économique. Aucun accord formel ni calendrier d’exécution n’a encore été annoncé.

La mairie de Kaolack et le Programme d’appui au renforcement du leadership des femmes (PAREL/F) ont ouvert des discussions en vue d’une coopération consacrée aux droits, à la protection et à l’autonomisation économique des femmes et des filles. Une délégation du programme conduite par sa coordinatrice, Awa Nguer Fall, a été reçue par les responsables municipaux.

La rencontre a permis d’identifier plusieurs priorités : amélioration de l’environnement juridique, prévention des violences basées sur le genre, création d’un dispositif d’écoute et soutien aux activités économiques. La communication municipale décrit toutefois une mission de prise de contact. Elle ne mentionne ni convention signée, ni budget affecté à Kaolack, ni calendrier précis.

Trois axes de coopération mis sur la table

Le premier axe concerne l’accès des femmes et des filles à un environnement juridique plus protecteur. Cela peut inclure l’information sur les droits, l’orientation vers les services compétents et la coordination avec les acteurs judiciaires, sociaux et sanitaires. Les modalités concrètes n’ont pas encore été détaillées.

Le deuxième porte sur les violences basées sur le genre, avec l’idée d’un bureau d’écoute dédié. Le troisième vise l’autonomie économique et le leadership féminin selon une approche territoriale. L’objectif annoncé est d’adapter les interventions aux réalités de Kaolack plutôt que de dupliquer des mécanismes déjà présents.

Un bureau d’écoute qui devra être clairement défini

Un bureau d’écoute peut constituer une porte d’entrée utile pour les victimes de violences, à condition que ses responsabilités soient précises. L’accueil confidentiel, l’évaluation des risques, l’orientation médicale, l’assistance juridique et la protection d’urgence nécessitent des professionnels formés ainsi qu’un protocole avec la police, la gendarmerie, la justice et les structures de santé.

La mairie n’a pas encore indiqué où ce bureau serait installé, qui le gérerait, quels horaires seraient proposés ni comment les données personnelles seraient protégées. Ces informations seront déterminantes pour éviter qu’un dispositif symbolique ne se substitue à un véritable parcours de prise en charge.

Plus de 300 groupements déjà recensés selon la mairie

La municipalité affirme que son Bureau économique local (BEL) a enregistré et accompagné plus de 300 groupements de femmes. Ce chiffre donne une idée de la base associative disponible pour déployer des formations, des services d’appui et des mécanismes de financement.

Il reste à préciser combien de groupements sont actifs, quels types d’accompagnement ont déjà été fournis et quels résultats ont été obtenus. Le nombre d’organisations recensées ne permet pas, à lui seul, de mesurer l’évolution des revenus, la pérennité des activités ou l’accès des femmes aux marchés.

Un programme national annoncé à 3,2 milliards de FCFA

Le PAREL/F a été présenté en 2026 comme un programme de trois ans doté d’environ 3,2 milliards de FCFA, financé par le gouvernement italien avec une contribution sénégalaise. Les zones d’intervention annoncées couvrent Dakar, Thiès, Kaolack, Kolda et Sédhiou. Cette enveloppe correspond au programme global et ne constitue pas un budget réservé à la seule commune de Kaolack.

Cette précision est essentielle pour éviter une mauvaise lecture des montants. La part susceptible de revenir à Kaolack dépendra des activités retenues, du nombre de bénéficiaires, des conventions à signer et des règles de mise en œuvre. La mairie n’a communiqué aucun montant local au terme de cette première rencontre.

La coordination, enjeu central du partenariat

Les responsables municipaux et la délégation de PAREL/F disent vouloir coordonner leurs interventions et éviter les doublons. Dans les politiques d’autonomisation, plusieurs structures peuvent proposer simultanément formations, crédits, formalisation ou accompagnement commercial sans toujours partager leurs données ni leurs critères.

Une cartographie des bénéficiaires et des services déjà disponibles pourrait améliorer l’efficacité. Elle devrait néanmoins respecter la confidentialité, en particulier pour les survivantes de violences. Une gouvernance claire entre la mairie, le BEL, PAREL/F, les services déconcentrés et les associations locales sera nécessaire.

TERA, une initiative municipale encore à documenter

La mairie indique aussi préparer une initiative appelée TERA. Aucun document public détaillé n’accompagne encore cette annonce : objectifs, financement, durée, critères d’éligibilité et articulation avec PAREL/F restent à définir. Le partenariat envisagé pourrait offrir un cadre pour intégrer ce futur dispositif à une stratégie plus large.

Pour les femmes entrepreneures, les besoins dépassent souvent le crédit : accès au foncier et aux locaux, formalisation, comptabilité, équipements, certification, transport et contrats commerciaux sont également décisifs. La qualité du partenariat se mesurera donc à la capacité de résoudre des obstacles concrets, pas seulement au nombre de formations organisées.

Les prochaines étapes attendues

La suite logique serait la signature d’un cadre de coopération précisant les responsabilités, les ressources, les indicateurs et les délais. La publication d’un plan d’action permettrait aux associations et aux habitantes de savoir quand et comment accéder aux services.

À ce stade, la rencontre constitue un signal d’intention, pas encore un programme opérationnel. WASSARE suivra notamment l’ouverture effective du bureau d’écoute, la sélection des bénéficiaires, le budget consacré à Kaolack et les résultats mesurables pour les groupements de femmes.

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