FAWE–Mastercard : 350 jeunes sélectionnés, dont 80 % de filles

Cérémonie marquant les 30 ans de FAWE Sénégal et la rentrée 2026-2027 des bénéficiaires du programme avec la Fondation Mastercard. Photo : ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Cérémonie marquant les 30 ans de FAWE Sénégal et la rentrée 2026-2027 des bénéficiaires du programme avec la Fondation Mastercard. Photo : ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

FAWE Sénégal a lancé l’année académique 2026-2027 de son programme de bourses avec la Fondation Mastercard. La première cohorte compte 350 bénéficiaires, majoritairement des filles et jeunes femmes, issus de sept régions.

FAWE Sénégal a officiellement accueilli 350 jeunes bénéficiaires de la phase II de son partenariat avec la Fondation Mastercard, à l’occasion de la rentrée académique 2026-2027. Quatre jeunes sur cinq sont des filles ou de jeunes femmes, conformément à la priorité donnée à l’accès des filles à l’enseignement supérieur et à la formation professionnelle.

La cérémonie, organisée pendant la célébration des 30 ans de FAWE Sénégal, a été présidée par le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy. Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle y était représenté par le conseiller technique François Faye.

350 bénéficiaires pour la première cohorte

Le FAWE Afrique confirme que la première cohorte sénégalaise compte 350 jeunes. Le programme continental, prévu de 2024 à 2030 dans dix pays africains, vise au total 10 550 jeunes confrontés à des obstacles économiques, sociaux ou géographiques.

Au Sénégal, la cible de 80 % de filles répond aux écarts persistants dans l’accès aux filières qualifiantes. Les candidatures ont été ouvertes aux jeunes de 15 à 25 ans, avec une attention particulière aux personnes vulnérables et, selon la présentation initiale du programme, aux jeunes en situation de handicap.

Sept régions directement ciblées

Les informations publiées par FAWE Sénégal indiquent que les bénéficiaires proviennent de Kédougou, Tambacounda, Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Matam et Louga. Le choix de ces territoires vise à rapprocher les opportunités de jeunes souvent éloignés des principaux centres universitaires.

Cette couverture régionale peut réduire les inégalités d’accès, mais elle implique aussi des besoins importants en logement, transport, accompagnement psychosocial et suivi académique. L’efficacité du programme dépendra de la capacité à maintenir les bénéficiaires dans leur parcours jusqu’au diplôme ou à la qualification.

Huit établissements partenaires, dont quatre de formation professionnelle

Le ministère de l’Emploi précise que quatre structures de formation professionnelle figurent parmi les huit établissements partenaires. Ce choix permet de ne pas limiter la bourse aux cursus universitaires et d’ouvrir des voies vers des métiers techniques répondant aux besoins des entreprises.

La diversité des parcours est un point central : certaines bénéficiaires pourront suivre une formation courte ou professionnalisante, d’autres un enseignement supérieur plus long. La valeur du dispositif se mesurera aussi à la qualité des stages, à la certification des compétences et à l’insertion après la formation.

Une bourse complète et une sélection gratuite

FAWE Sénégal présente l’accompagnement comme une bourse complète. Son espace d’information insiste également sur la gratuité de la candidature et de la sélection. Aucun candidat ne devrait donc payer un intermédiaire pour obtenir une place ou accélérer un dossier.

Les personnes approchées par un compte non officiel, un numéro inconnu ou un intermédiaire demandant de l’argent doivent vérifier directement auprès de FAWE Sénégal. Les résultats de la cohorte 2026-2027 étant déjà annoncés, les messages promettant une admission immédiate contre paiement présentent un risque particulier de fraude.

Ce que le programme doit changer pour les filles

Une bourse ne supprime pas automatiquement tous les obstacles. Certaines jeunes femmes doivent concilier études, responsabilités familiales, déplacements et pression sociale. Le mentorat, la sécurité, l’accès aux outils numériques et l’accompagnement psychologique sont souvent aussi importants que les frais de scolarité.

FAWE s’appuie sur une expérience de trente ans au Sénégal dans la promotion de l’éducation des filles. La phase actuelle devra démontrer que cette expertise se traduit par des taux élevés d’assiduité, de réussite, de diplomation et d’accès à l’emploi ou à l’entrepreneuriat.

Un enjeu d’insertion, pas seulement d’inscription

Pour les établissements partenaires, l’accueil de la cohorte suppose des formations adaptées au marché du travail. Les secteurs choisis, la disponibilité des équipements, les liens avec les employeurs et la reconnaissance des certifications auront un impact direct sur les débouchés.

Le programme continental ambitionne de soutenir 10 550 jeunes, mais le résultat attendu au Sénégal doit être évalué à l’échelle des 350 bénéficiaires : combien termineront leur parcours, dans quels domaines et avec quelles perspectives d’emploi ? La publication régulière de ces indicateurs renforcera la transparence.

Ce que les familles doivent retenir

La campagne de candidatures pour cette cohorte est close et les bénéficiaires sont entrés dans la phase de rentrée. Les familles intéressées par de futures cohortes doivent suivre uniquement les canaux officiels de FAWE Sénégal et conserver les documents demandés sans verser de frais de dossier à des tiers.

La sélection de 350 jeunes constitue une avancée concrète, surtout dans les régions ciblées. Le prochain enjeu sera de transformer l’accès à la bourse en réussite scolaire, qualification reconnue et insertion durable pour les filles et les jeunes femmes qui représentent 80 % de la cohorte.

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