Philanthropie : le Sénégal explore de nouveaux financements, sans enveloppe annoncée

Photo : Ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire.

Après sa participation au WINGSForum de Montréal, le ministère de la Microfinance évoque une cartographie des acteurs et une stratégie nationale. Ces pistes restent à distinguer de financements acquis ou de dispositifs déjà adoptés.

Le Sénégal envisage de mieux structurer ses relations avec les acteurs philanthropiques pour soutenir l’économie sociale et solidaire, selon une communication du ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, également relayée par le ministre Alioune Dione.

Cette annonce fait suite à la participation de Babacar Ndao, conseiller technique du ministre et coordonnateur de la Delivery Unit, au WINGSForum organisé du 28 au 30 septembre 2026 à Montréal. Il s’agit donc d’un retour sur une rencontre de septembre, et non d’un déplacement en cours.

Quatre pistes de structuration

Le ministère cite une cartographie de l’écosystème philanthropique national, un cadre permanent de dialogue, un portefeuille de projets à impact et une stratégie nationale de développement de la philanthropie.

La publication présente ces éléments comme des perspectives. Elle ne précise ni leur calendrier d’adoption, ni leurs responsables opérationnels, ni une enveloppe de financement. Aucun accord chiffré ne peut être déduit de la participation au forum.

Les échanges ont notamment porté sur les ressources domestiques, la contribution de la diaspora et l’innovation sociale. Selon le ministère, la philanthropie pourrait compléter l’action publique en soutenant l’assistance technique, l’expérimentation et le développement de solutions à plus grande échelle.

Organiser les contributions et rendre compte de leur utilisation

Pour les associations, les entreprises sociales et les bénéficiaires, la question sera celle de l’accès concret à ces ressources : critères de sélection, procédures de candidature, durée des soutiens et suivi des résultats.

Une contribution philanthropique ne doit pas être confondue avec un investissement commercial, un crédit de microfinance ou un transfert familial de la diaspora. Ces ressources peuvent répondre à des objectifs différents et comporter des modalités distinctes.

Le bilan de la démarche pourra être apprécié à partir des dispositifs effectivement créés, des financements engagés puis versés, et des projets soutenus. La publication de règles de transparence permettrait également de clarifier les relations entre priorités publiques et choix des financeurs.

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