Agriculture Agriculture au Sénégal : l’équité entre femmes et hommes à l’épreuve des budgets et des résultats wassare newsOctober 20, 2026023 views Participants à l’atelier consacré au genre, le 20 octobre 2026. Photo : ministère de l’Agriculture. Participants à l’atelier consacré au genre, le 20 octobre 2026. Photo : ministère de l’Agriculture. Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Cheikhou Oumar Ba, a présidé le 20 octobre 2026 un atelier de partage des résultats et de capitalisation des bonnes pratiques en matière de genre. Organisée par la cellule chargée du genre et de l’équité du ministère, avec l’appui du Programme agricole Italie-Sénégal (PAIS), la rencontre vise une meilleure prise en compte de l’égalité entre femmes et hommes dans les politiques agricoles et pastorales.Selon le ministère, les participants ont examiné les acquis, les initiatives engagées et les perspectives d’amélioration. Le ministre a demandé de traduire les engagements en actions concrètes, notamment dans la planification, la budgétisation, la formation et le renforcement des capacités.Passer des orientations aux moyens mobilisésLa démarche présentée associe l’équité de genre à l’autonomisation économique des femmes et à une participation plus équilibrée au développement du secteur. La question budgétaire est centrale : une priorité inscrite dans une politique publique ne produit d’effets que si les interventions correspondantes disposent de moyens et atteignent leurs destinataires.Pour les femmes actives dans l’agriculture et l’élevage, la portée concrète de cette orientation se mesurera donc dans les conditions d’accès aux dispositifs effectivement proposés, la pertinence des formations et les possibilités de participation aux projets. Le communiqué consacré à l’atelier ne précise pas de nouvelles modalités de sélection ou d’accès à une aide.Des retombées économiques à documenterUn accompagnement mieux adapté pourrait contribuer au développement des activités des bénéficiaires. Mais une progression des revenus, de la production ou de l’emploi ne peut être déduite de la seule tenue d’une rencontre. Ces effets demandent un suivi des interventions et des résultats obtenus sur le terrain.La communication du ministère ne fournit pas de montant budgétaire, de nombre de bénéficiaires ou d’indicateur chiffré permettant de mesurer les acquis présentés. Elle établit une orientation et un travail de capitalisation, plutôt que l’annonce d’un nouveau financement.Les indicateurs qui donneront sa portée à la démarcheLa publication d’objectifs mesurables permettrait d’apprécier les suites de l’atelier : bénéficiaires effectivement accompagnées, ressources mobilisées, accès aux formations et évolution des activités soutenues. La répartition territoriale de ces interventions aiderait également à déterminer si les dispositifs atteignent les femmes dans différents bassins agricoles.Le prochain enjeu est ainsi de relier les bonnes pratiques identifiées aux décisions de programmation et à leur exécution. C’est à cette condition que l’engagement institutionnel pourra être évalué à partir de ses effets pour les productrices et les éleveuses.