À Kédougou, la transition énergétique se discute à l’échelle des besoins locaux

Le comité régional à Kédougou. Photo : ministère de l’Énergie et du Pétrole.

Le comité régional à Kédougou. Photo : ministère de l’Énergie et du Pétrole.

Électrification rurale, énergies renouvelables, formation aux métiers du solaire et accès à une énergie abordable : ces priorités ont été abordées lors d’un comité régional de développement organisé le 19 octobre 2026 à Kédougou.

Selon le ministère de l’Énergie et du Pétrole, la rencontre, présidée par l’adjoint au gouverneur, s’inscrit dans la campagne de vulgarisation de la transition énergétique juste et du partenariat JETP. Issa Sonko y représentait le ministère.

Relier les orientations nationales aux usages du territoire

La concertation vise à identifier les besoins régionaux. Pour les habitants et les petites activités économiques, l’accès à l’énergie se juge concrètement à la disponibilité du service, à sa fiabilité et à son coût. Une installation ne produit un bénéfice durable que si elle peut être utilisée et entretenue.

La formation aux métiers du solaire ajoute un enjeu de compétences locales. Elle peut accompagner l’installation et la maintenance des équipements, mais la réunion ne constitue pas, à elle seule, l’annonce d’un recrutement ou d’une formation déjà ouverte aux inscriptions.

Le cadre national ne constitue pas une allocation régionale

La déclaration fondatrice du JETP, publiée en juin 2023, prévoyait de mobiliser 2,5 milliards d’euros de financements nouveaux et additionnels sur une période initiale de trois à cinq ans. Elle fixait l’objectif de porter à 40 % la part des renouvelables dans la capacité électrique installée d’ici 2030.

Ces chiffres décrivent le cadre national annoncé. Ils ne signifient ni que cette somme a été décaissée en totalité, ni qu’une enveloppe équivalente est affectée à Kédougou. La capacité installée ne doit pas non plus être confondue avec la part de l’électricité effectivement produite.

Les prochaines précisions attendues

La publication ministérielle ne détaille pas les localités à raccorder, les coûts des opérations ou leurs échéances. Le passage de la concertation aux réalisations devra donc être suivi à travers des projets identifiés, leurs financements et la qualité du service rendu. C’est à cette échelle que l’ambition d’une transition juste pourra être appréciée par les usagers.

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