Justice Justice transitionnelle en Gambie : à Dakar, le défi des réparations et de la mise en œuvre wassare newsOctober 20, 2026022 views Photo : Ambassade de Suisse au Sénégal. Une rencontre organisée les 19 et 20 octobre examine la coordination des poursuites, des réparations et des réformes. La participation de Fatou Bensouda est rapportée par l’ambassade de Suisse. La mise en œuvre de la justice transitionnelle en Gambie est au centre d’une rencontre organisée à Dakar les 19 et 20 octobre 2026 par l’Institut d’études de sécurité et le ministère gambien de la Justice. Selon le programme de l’ISS, les échanges portent sur l’articulation entre responsabilité pénale, réparations, participation des victimes et réformes institutionnelles. L’événement bénéficie d’un financement des gouvernements danois et suisse. Après la vérité, organiser les suites concrètes Dans une publication consacrée à la rencontre, l’ambassade de Suisse au Sénégal souligne la nécessité de donner des suites aux travaux de la Commission vérité, réconciliation et réparations gambienne. Elle rapporte également la participation de Fatou Bensouda, ancienne procureure de la Cour pénale internationale. L’ISS présente la coordination du Bureau du procureur spécial et du Tribunal spécial pour la Gambie avec les autres composantes du processus comme une priorité. Cette orientation ne permet pas de conclure qu’un nouveau procès, un paiement de réparation ou une décision judiciaire a été annoncé pendant la réunion. Financer les réparations et préserver la place des victimes Le programme comprend une session sur le financement, la priorisation et la mise en œuvre des réparations. Il examine aussi les relations entre responsabilité, réconciliation et mécanismes communautaires. Ces volets répondent à des besoins différents. Une procédure pénale vise à établir des responsabilités individuelles ; une réparation concerne les préjudices subis ; les réformes doivent réduire les risques de répétition. Leur coordination peut éviter que les victimes aient à naviguer entre des dispositifs sans suivi commun. La portée de cette rencontre dépendra des décisions et des moyens qui lui succéderont. Les éléments à suivre seront notamment les ressources consacrées aux réparations, l’information donnée aux victimes et le fonctionnement effectif des institutions concernées. Les publications consultées ne permettent pas encore de dresser un bilan final de ces résultats.