Canada–Ghana : Ottawa veut approfondir une coopération vieille de près de 70 ans

Randeep Sarai et Samuel Okudzeto Ablakwa ont examiné les priorités de la coopération Canada–Ghana à Ottawa.

Le secrétaire d’État canadien au Développement international, Randeep Sarai, a reçu le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, le 26 octobre 2026 à Ottawa. La rencontre a porté sur le commerce, l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes, la santé, l’innovation, l’emploi ainsi que la paix et la sécurité.

Cette séquence intervient à l’approche du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays, attendu en 2027. Elle confirme la volonté d’Ottawa et d’Accra d’élargir une relation longtemps structurée autour de l’aide au développement vers davantage de partenariats économiques.

752 millions de dollars canadiens d’échanges en 2025

Selon les données publiées par le gouvernement canadien, le commerce bilatéral de marchandises a atteint 752 millions de dollars canadiens en 2025. Le Ghana était alors le huitième partenaire commercial du Canada en Afrique.

Ce montant donne une indication de la relation économique, mais il ne décrit ni la répartition précise des bénéfices ni la place des petites entreprises. Les discussions d’Ottawa ont donc insisté sur les partenariats susceptibles d’impliquer davantage les entreprises dirigées par des femmes et des jeunes.

De l’aide au développement à l’investissement

Le Ghana reste un partenaire important de la coopération canadienne en Afrique de l’Ouest. Les priorités historiques comprennent la santé, l’éducation, la gouvernance, l’égalité entre les femmes et les hommes et le développement économique inclusif.

La rencontre du 26 octobre a ajouté un accent plus marqué sur l’innovation, l’emploi et la croissance durable. Elle n’a toutefois été accompagnée d’aucune annonce publique de nouveau financement, de contrat commercial ou de programme chiffré. Les thèmes abordés doivent donc être distingués d’engagements déjà conclus.

Le Ghana comme point d’appui régional

Accra accueille le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine. Cette position renforce l’intérêt du Ghana pour les entreprises étrangères qui cherchent à comprendre ou à desservir plusieurs marchés africains.

Pour le Canada, une coopération plus étroite peut faciliter les liens entre entreprises, institutions de recherche et acteurs financiers. Pour le Ghana, l’enjeu est d’attirer des investissements qui créent des emplois locaux, renforcent les chaînes de valeur et transfèrent des compétences.

Santé, paix et sécurité au même agenda

Les deux responsables ont également évoqué le renforcement des systèmes de santé et le développement social inclusif. La paix et la sécurité figurent parmi les sujets suivis alors que l’Afrique de l’Ouest est confrontée à des crises politiques, à l’expansion de groupes armés au Sahel et à des pressions sur les frontières côtières.

Le communiqué ne détaille pas les mesures envisagées dans ce domaine. Il indique surtout que la relation bilatérale ne se limite pas au commerce et qu’elle inclut des enjeux régionaux et multilatéraux.

Le test des 70 ans

L’anniversaire de 2027 offrira aux deux gouvernements l’occasion de transformer les priorités énoncées en programmes vérifiables. Les résultats pourront être évalués à partir d’indicateurs concrets : investissements réalisés, contrats obtenus par des entreprises locales, emplois créés, bénéficiaires des programmes de santé et initiatives communes en matière de sécurité.

À ce stade, la rencontre d’Ottawa fixe une direction. Sa portée dépendra des décisions budgétaires, des projets et des accords qui suivront.

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