Technologie Budget 2027 : Elhadji Wack Ndiaye propose de mettre l’IA au service des finances publiques wassare newsOctober 22, 2026017 views Elhadji Wack Ndiaye. Photo publiée avec son manifeste ; cadrage adapté au format horizontal. Elhadji Wack Ndiaye. Photo publiée avec son manifeste ; cadrage adapté au format horizontal. Faire du numérique un outil de maîtrise des finances publiques : c’est l’orientation défendue par Elhadji Wack Ndiaye dans un manifeste consacré au projet de loi de finances pour 2027. Son texte propose de rapprocher les données des administrations, de mieux cibler les aides sociales et de suivre les marchés publics. Les gains chiffrés qu’il avance restent des objectifs à évaluer, et non des économies déjà réalisées. Le point de départ de sa réflexion est une question concrète : comment améliorer les recettes et les services publics sans faire reposer systématiquement l’effort sur de nouveaux prélèvements ? L’auteur préconise une meilleure utilisation des informations déjà détenues par l’État, associée à des outils d’intelligence artificielle et à une évaluation plus rigoureuse des investissements informatiques. Rapprocher les données pour mieux recouvrer les recettes Le manifeste propose de relier les systèmes des Impôts, des Douanes, du Trésor et les registres économiques pertinents. L’objectif serait de repérer les incohérences entre déclarations, de mieux cibler les contrôles et d’améliorer le recouvrement. Il ne s’agit pas, dans cette proposition, de laisser un algorithme décider seul d’un redressement : les outils doivent assister les agents et préserver les garanties des contribuables. Pour les entreprises et les particuliers, l’enjeu est double : une administration capable de traiter les dossiers plus efficacement, mais aussi des règles suffisamment claires pour qu’une anomalie de données ne devienne pas une présomption automatique de fraude. Le texte insiste sur la confidentialité, les habilitations d’accès et la vérification des résultats produits par les outils. Aides sociales : une cible de 40 % sur les coûts de gestion Sur la protection sociale, Elhadji Wack Ndiaye suggère de mieux articuler le Registre national unique, l’état civil et les moyens de paiement sécurisés. Il vise une réduction de 40 % des coûts administratifs de gestion des processus concernés grâce à leur numérisation complète. Cette cible porte sur les frais de gestion, pas sur une réduction des prestations versées aux ménages. Elle ne constitue pas un résultat constaté. Le manifeste la conditionne à une évaluation des coûts de mise en œuvre et à un suivi régulier. Il prévoit également des vérifications et des recours pour éviter qu’une erreur d’identification n’exclue injustement un bénéficiaire. Marchés publics : mesurer les économies nettes Pour la commande publique, l’auteur propose un suivi numérique reliant procédures, exécution des travaux et paiements. Il avance un objectif de 10 à 15 % d’économies nettes sur les dépenses de fonctionnement et d’investissement qui seraient retenues dans le dispositif. Ce pourcentage ne s’applique donc pas indistinctement à tout le budget de l’État. Le texte demande de déduire les coûts de conception, de déploiement, de sécurité et de maintenance des plateformes. Sans périmètre défini ni situation de référence, il ne permet pas de calculer une économie globale en francs CFA. Le coût des outils et les droits des citoyens au centre Le manifeste appelle aussi à évaluer le coût complet de chaque projet : logiciels, hébergement, connectivité, maintenance, formation et renouvellement des équipements. Il propose un environnement sécurisé pour exploiter les données publiques ainsi qu’un modèle de langage adapté aux besoins administratifs et, progressivement, aux langues nationales. Pour les usagers, l’intérêt éventuel se mesurerait dans les délais de traitement, l’accès effectif aux aides et la qualité des réponses obtenues. Le texte souligne que l’automatisation doit rester encadrée par des contrôles humains et la protection des données personnelles. La Direction générale du Budget présente le PLF 2027 dans une logique de performance et d’efficacité de l’action publique. Le manifeste apporte une contribution à ce débat ; sa publication ne vaut ni adoption de ses propositions ni engagement financier de l’État. Leur portée dépendrait d’une feuille de route précisant responsables, moyens, échéances et indicateurs vérifiables.