Que dirait une femme à la jeune fille qu’elle a été ? A Letter to My Younger Self réunit les réponses de 17 personnalités africaines, à travers des lettres consacrées aux choix, aux doutes et aux étapes qui ont façonné leur parcours. L’initiative vise une distribution gratuite de 10 000 exemplaires à de jeunes femmes.
Porté par Aïda Diouf et préfacé par Angélique Kidjo, le projet a été mis en lumière dans une publication d’Oumy Ndour, qui indique avoir présenté une rencontre autour de l’ouvrage. Le nombre de contributrices et l’objectif de diffusion sont également confirmés sur le site officiel d’ALTMYS.
17 autrices, 12 pays représentés
Parmi les contributrices figurent Germaine Acogny, Djaïli Amadou Amal et Ons Jabeur. Le site du projet indique que les autrices représentent 12 pays. Cette diversité associe des expériences culturelles, sportives et professionnelles, sans présenter une trajectoire unique que les lectrices devraient reproduire.
Les thèmes évoqués vont de l’ambition à la confiance en soi, en passant par les difficultés et l’équilibre entre différentes dimensions de la vie. Le format de la lettre permet de montrer les hésitations derrière des parcours souvent racontés seulement à partir de leur aboutissement.
10 000 exemplaires : une ambition de diffusion
La distribution gratuite est un objectif du projet, pas un bilan de livres déjà remis. Oumy Ndour mentionne un appel aux dons pour la soutenir. Les publications consultées ne fournissent pas un état consolidé des exemplaires distribués dans l’ensemble des pays.
Un reportage d’Africa24, publié le 10 octobre, relate une présentation au lycée John-F.-Kennedy de Dakar et une distribution à 50 élèves. Cette étape documentée ne doit pas être extrapolée au volume total visé.
L’accès aux récits compte autant que leur publication
Pour les jeunes lectrices, l’intérêt est de pouvoir reconnaître des difficultés dans des expériences qui paraissent parfois lointaines. Les lettres peuvent ouvrir une conversation avec des enseignantes, des proches ou des associations. Elles ne remplacent pas les moyens concrets nécessaires pour étudier, se former ou entreprendre.
La portée sociale du projet dépendra donc aussi de la circulation effective des livres et des occasions de discussion qu’ils créent. Le suivi de la diffusion permettra de distinguer l’ambition éditoriale de son accès réel par les publics auxquels elle s’adresse.