La ville de Thiès a accueilli la 10ᵉ édition de la Journée Internationale des Langues des Signes, une rencontre consacrée à la promotion des droits et à l’inclusion des personnes sourdes et malentendantes au Sénégal.
Placée sous le thème « Les signes pour communiquer, l’inclusion pour agir », cette édition a réuni plusieurs acteurs institutionnels et membres de la communauté sourde autour des enjeux liés à l’accessibilité, à l’éducation, à l’emploi et à la participation citoyenne.
La cérémonie officielle a été présidée par Mme Marie Angélique Mame Selbé Diouf, ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, en présence de membres de son cabinet et de plusieurs autorités administratives.
Le gouvernement réaffirme son engagement
À l’ouverture de la rencontre, la ministre a réaffirmé l’engagement de son département à renforcer les politiques publiques en faveur d’une société plus inclusive et accessible.
La présence de représentants de l’administration territoriale ainsi que de Paul Joseph Ndiaye, directeur général de l’Action sociale, a également illustré la mobilisation des services publics autour des questions relatives au handicap et à l’accessibilité.
Pour les autorités, l’inclusion des personnes sourdes et malentendantes nécessite notamment de faciliter leur accès à l’éducation, aux services publics, à la formation et au marché du travail.
La langue des signes au cœur des échanges
Les différentes activités organisées dans le cadre de cette journée ont permis de mettre en avant plusieurs priorités.
Le premier axe concerne la reconnaissance et la promotion de la langue des signes sénégalaise, notamment à travers son apprentissage dans les établissements éducatifs et certaines structures administratives.
L’insertion professionnelle des jeunes sourds et malentendants a également occupé une place importante dans les discussions. L’objectif est de favoriser la création de passerelles leur permettant d’accéder davantage à la formation, à l’emploi et aux opportunités économiques.
La sensibilisation du public constitue un autre enjeu majeur. Les participants ont insisté sur la nécessité de lutter contre les préjugés liés à la surdité et de favoriser une meilleure participation des personnes concernées à la vie sociale, économique et citoyenne.
Un hommage au parrain de cette 10ᵉ édition
La cérémonie a également été marquée par un hommage rendu à Mamadou Lamine Faty, parrain de cette 10ᵉ édition.
Mme Marie Angélique Mame Selbé Diouf a salué son engagement et son implication en faveur de la communauté sourde et malentendante, le présentant comme une référence pour les générations futures.
Vers une meilleure inclusion
Au-delà de la célébration, cette 10ᵉ édition entend poser les bases d’actions concrètes en faveur d’une meilleure inclusion des personnes sourdes et malentendantes.
La ministre a notamment rappelé que la langue des signes ne doit pas être considérée uniquement comme un moyen de communication, mais également comme un élément essentiel de l’accès aux droits et de la pleine participation à la vie de la société.
À Thiès, cette journée a ainsi permis de replacer l’accessibilité et l’inclusion au cœur du débat, avec l’ambition de transformer les engagements annoncés en actions concrètes au bénéfice de la communauté sourde et malentendante du Sénégal.