Le député Guy Marius Sagna relance le débat sur la dette publique du Sénégal. Dans une déclaration publiée le 2 septembre 2026, il accuse le Fonds monétaire international (FMI) d’avoir été « complice » de l’accumulation d’une dette cachée d’environ 7 milliards de dollars entre 2019 et 2024, période correspondant au régime de Macky Sall.
Selon le parlementaire, le FMI disposait d’informations sur la situation réelle des finances publiques sénégalaises et aurait néanmoins continué à accompagner l’ancien régime. Il met ainsi en cause le rôle de l’institution dans la surveillance des finances du pays.
Guy Marius Sagna intervient alors que le Sénégal cherche à rétablir la confiance de ses partenaires financiers après la découverte d’importants écarts entre les chiffres officiellement communiqués sous l’ancien régime et la situation réelle de la dette et du déficit.
Le député critique également le nouvel accord conclu avec le FMI. Il estime que la restructuration de la dette risque de renforcer l’influence de l’institution sur les orientations économiques du Sénégal. Il dénonce ainsi ce qu’il qualifie de « contrôle politique » du FMI sur le pays.
Cette prise de position intervient dans un contexte où la question de la dette continue de susciter de fortes tensions politiques et économiques. Guy Marius Sagna considère notamment que la population sénégalaise ne devrait pas supporter seule les conséquences d’engagements financiers contractés sans transparence suffisante.
Ses accusations contre le FMI restent toutefois une position politique. Elles ne constituent pas, à elles seules, une preuve que l’institution aurait volontairement participé à la dissimulation de la dette.