Le Premier Vice-président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a reçu ce lundi 21 septembre 2026 une délégation américaine dans le cadre d’une rencontre consacrée au renforcement de la coopération parlementaire entre le Sénégal et les États-Unis.
La délégation américaine était composée notamment de membres de la Chambre des représentants des États-Unis ainsi que de représentants du Centre d’études stratégiques de l’Afrique (CESA). Cette rencontre intervient en prélude à un atelier organisé conjointement par le CESA et l’Assemblée nationale du Sénégal sur le contrôle parlementaire en matière de sécurité et de défense.
Renforcer les mécanismes de contrôle parlementaire
L’atelier doit permettre de réfléchir aux méthodes et aux outils permettant aux parlementaires de mieux exercer leur mission de contrôle dans les secteurs de la sécurité et de la défense.
Les échanges entre El Malick Ndiaye et la délégation américaine ont ainsi porté sur le partenariat existant entre les deux institutions, mais également sur les perspectives de son renforcement.
Plusieurs axes de coopération ont été identifiés, notamment le partage d’expériences entre parlementaires, le renforcement des capacités des députés, l’échange de bonnes pratiques ainsi que l’amélioration des mécanismes permettant de suivre et d’évaluer les politiques publiques en matière de sécurité et de défense.
Cette coopération vise également à permettre aux parlementaires de disposer de davantage d’expertise et d’outils pour analyser les politiques publiques, suivre leur mise en œuvre et apprécier leur efficacité.
Des enjeux sécuritaires en évolution
Au cours de la rencontre, El Malick Ndiaye a souligné l’importance de cette initiative dans un contexte international marqué par la persistance de la menace terroriste et l’apparition de nouvelles formes de défis sécuritaires.
Le Premier Vice-président de l’Assemblée nationale a notamment évoqué les menaces hybrides et numériques, qui viennent s’ajouter aux risques sécuritaires traditionnels.
Ces évolutions imposent, selon les échanges, une adaptation des mécanismes de contrôle et d’évaluation de l’action publique. Elles nécessitent également une meilleure maîtrise des questions sécuritaires par les représentants de la Nation, afin de leur permettre d’exercer pleinement leurs prérogatives parlementaires.
El Malick Ndiaye a rappelé, à cet égard, que le contrôle de l’action gouvernementale constitue une mission essentielle du Parlement. Pour lui, cette mission ne doit pas se limiter à un suivi des décisions prises par l’Exécutif, mais doit également intégrer une évaluation régulière de l’efficacité des politiques publiques.
La 15e législature mise sur l’expertise technique
Dans cette dynamique, l’Assemblée nationale a entrepris de renforcer ses capacités internes depuis l’installation de la 15e législature.
Une Direction des services de planification, de contrôle et d’évaluation des politiques publiques a notamment été mise en place. Cette structure a pour vocation d’apporter aux députés l’expertise technique nécessaire à l’exercice de leurs missions de contrôle et d’évaluation.
L’objectif est notamment de permettre aux parlementaires de disposer d’informations et d’analyses leur permettant de mieux examiner les politiques publiques, d’en suivre l’application et d’en apprécier les résultats.
Le renforcement de ces capacités apparaît particulièrement important dans des domaines techniques comme la sécurité et la défense, qui impliquent des enjeux stratégiques, budgétaires, technologiques et géopolitiques.
Vers une coopération parlementaire plus régulière
À l’issue de la rencontre, El Malick Ndiaye a appelé à franchir une nouvelle étape dans la coopération parlementaire entre le Sénégal et les États-Unis.
Il a notamment proposé le développement de programmes réguliers de formation destinés aux parlementaires, le renforcement des échanges entre députés et experts ainsi que le partage d’expériences et de bonnes pratiques.
Le développement d’outils modernes de contrôle et d’évaluation des politiques publiques figure également parmi les perspectives évoquées.
Cette orientation devrait permettre de consolider les relations entre les institutions parlementaires sénégalaises et américaines tout en favorisant le développement de compétences adaptées aux nouveaux enjeux sécuritaires.
La rencontre de ce 21 septembre s’inscrit ainsi dans une démarche visant à renforcer le rôle du Parlement dans le suivi de l’action publique et à développer les capacités des députés face aux transformations des questions de sécurité et de défense.