Affaire MRC : le tribunal d’Ekounou se déclare incompétent

Le Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou a rendu, ce jeudi 17 septembre 2026, sa décision dans la procédure opposant le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) à trois anciens militants : Willy Mengue, Georgette Laure Kamegne, dite Laure Noutchang, et Sébastien Mbala Wouria

L’affaire judiciaire oppose le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) à trois de ses militants, Willy Mengue, Georgette Laure Kamegne, dite Laure Noutchang, et Sébastien Mbala Wouria II. Le contentieux porte notamment sur la régularité du retour de Maurice Kamto à la tête du parti après sa réintégration en décembre 2025.

Les trois requérants contestent cette réintégration, estimant qu’elle n’aurait pas respecté certaines dispositions des statuts du MRC. Ils ont notamment saisi la justice pour demander la désignation d’un mandataire judiciaire provisoire ou ad hoc chargé d’intervenir dans le fonctionnement du parti.

La procédure a débuté devant le Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou en juillet 2026. Lors de la première audience, le 9 juillet, Willy Mengue avait comparu seul, tandis que les deux autres demandeurs n’étaient ni présents ni représentés. L’affaire avait alors été renvoyée afin de permettre à la défense du MRC de présenter ses observations écrites.

Le 16 juillet, Willy Mengue s’était cette fois constitué avec un avocat agissant pour les trois demandeurs. La défense du MRC avait soulevé plusieurs exceptions de procédure, notamment l’incompétence du juge des référés, l’absence d’urgence et l’existence de contestations sérieuses. Le dossier avait de nouveau été renvoyé.

Les débats se sont poursuivis en septembre. Le 10 septembre, la question de la compétence du juge des référés était toujours au centre des échanges, parallèlement à la demande de désignation d’un administrateur ad hoc. Le dossier a ensuite été mis en délibéré.

Finalement, le 17 septembre 2026, le Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou s’est déclaré incompétent ratione materiae, c’est-à-dire qu’il a estimé ne pas avoir compétence, dans ce cadre procédural, pour statuer sur la demande qui lui était soumise. Les trois requérants ont été renvoyés « à mieux se pourvoir » et condamnés aux dépens.

Cette décision ne tranche donc pas le fond du conflit concernant la direction et le fonctionnement du MRC. Elle met fin à cette procédure devant le juge des référés, tandis que les contestations soulevées par les requérants pourraient faire l’objet d’autres démarches judiciaires.

Saisi en référé, le tribunal s’est déclaré incompétent ratione materiae, c’est-à-dire en raison de la nature de l’affaire qui lui était soumise. Les trois demandeurs ont été renvoyés à mieux se pourvoir et condamnés aux dépens.

La procédure portait notamment sur une demande visant la désignation d’un mandataire judiciaire ad hoc chargé d’intervenir dans le fonctionnement interne du MRC. La juridiction n’a toutefois pas tranché les contestations de fond relatives à l’organisation et à la direction du parti.

Cette décision met fin à la procédure en référé devant le Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou, sans régler définitivement les questions de fond soulevées par les requérants.

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