Aviation civile : l’Anacim appelle à une coalition ouest-africaine pour le sauvetage aérien

Mbour, 28 août 2026 – Face aux risques liés aux urgences aéronautiques et maritimes dans la sous-région, le Sénégal plaide pour une meilleure mutualisation des moyens de recherche et de sauvetage. Réunis à la Somone, les représentants de six pays ouest-africains et plusieurs organisations spécialisées ont appelé à renforcer la coopération afin de réduire les délais d’intervention et de sauver davantage de vies.

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) souhaite ainsi voir émerger une véritable coalition régionale dédiée aux opérations de recherche et de sauvetage

À l’ouverture de cette rencontre stratégique, le directeur général de l’Anacim, Dr Ndiaga Basse, a insisté sur la nécessité de dépasser les interventions isolées. Selon lui, les opérations de secours doivent désormais s’appuyer sur un dispositif régional permanent, capable de mobiliser rapidement les ressources disponibles dans les pays voisins.

« La détresse ne connaît pas de frontières », a-t-il notamment souligné, rappelant que la zone de recherche et de sauvetage de Dakar couvre un territoire particulièrement vaste, avec une importante composante maritime et des flux de navigation internationaux.

Six pays autour d’un même dispositif

La rencontre réunit des délégations du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, du Mali et de la Mauritanie, ainsi que des représentants de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et de l’ASECNA.

Pour les participants, la coopération régionale apparaît comme une nécessité face à l’étendue des zones à couvrir et à la complexité des opérations de secours. Lorsqu’un accident survient, les moyens les plus proches peuvent en effet se trouver dans un pays voisin.

L’Anacim préconise donc la mise en place de procédures harmonisées, de canaux de communication sécurisés et l’organisation régulière d’exercices conjoints entre les différents services de secours.

Réduire les délais d’intervention

Pour le directeur général de l’Anacim, la réussite de cette initiative dépendra surtout de sa capacité à devenir un mécanisme opérationnel permanent.

L’objectif est de permettre aux équipes de secours de réagir rapidement, quel que soit le lieu de l’incident, en facilitant l’accès aux moyens disponibles dans les pays voisins.

« Le succès de cet atelier se mesurera surtout à notre capacité collective à réduire les délais d’intervention et à sauver davantage de vies », a déclaré Dr Ndiaga Basse.

À travers cette initiative, le Sénégal entend ainsi renforcer la coopération ouest-africaine dans le domaine de la recherche et du sauvetage et contribuer à une meilleure sécurité des espaces aériens et maritimes de la sous-région.

Source : Le Quotidien

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