Assane Diouf va enfin rentrer chez lui. Ce jeudi 7 août 2025, le tribunal correctionnel de Dakar a rendu son verdict dans l’affaire opposant l’activiste controversé au ministère public. Relaxé du chef d’accusation d’offense à une personne exerçant les prérogatives du président de la République, il a toutefois été reconnu coupable de diffusion de fausses nouvelles et de propos contraires aux bonnes mœurs.
Le tribunal l’a condamné à quatre mois de prison ferme. Une peine déjà purgée, puisque l’activiste a passé plus de huit mois en détention préventive. Il pourra donc recouvrer immédiatement la liberté.
Pour Me Aboubacry Barro, l’un des avocats de la défense, cette décision est « satisfaisante », surtout au vu des réquisitions du parquet qui avait requis deux ans de prison, dont six mois ferme, lors de l’audience du 16 juillet dernier.
La relaxe partielle constitue un soulagement pour Assane Diouf, figure sulfureuse des réseaux sociaux, souvent critiqué pour ses propos virulents. Bien qu’il échappe à une condamnation pour offense à l’institution présidentielle — une infraction fréquemment invoquée contre les opposants —, ses déclarations jugées diffamatoires et moralement répréhensibles ont été sanctionnées par la justice.