Dans un témoignage bouleversant, Khalifa Rappeur, figure engagée du milieu de la politique sénégalaise, a exprimé une profonde déception vis-à-vis de ceux qu’il a longtemps soutenus. Ses mots ont sonné comme un appel à la reconnaissance, mais aussi comme un constat amer de solitude.
“Ils m’ont abandonné. Je me sens trahi. Toutes les déclarations que j’ai faites, c’était dans le sens d’alerter les autorités. Je me suis battu pour le changement et mon père s’est beaucoup sacrifié pour le Projet.”
Ces propos lourds de sens révèlent le sentiment d’abandon d’un homme qui, selon ses dires, a mis tout son cœur et toute son énergie au service d’un idéal de justice et de changement. Son engagement.
La douleur de Khalifa s’est intensifiée après avoir appris que le Premier ministre Ousmane Sonko s’était rendu au chevet d’autres militant, sans un mot ni une visite à son égard :
“Quand j’ai appris qu’Ousmane SONKO était venu rendre visite à Azoura et Kaïré, j’ai pensé qu’il allait s’enquérir de ma situation, lui qui a vécu toutes sortes d’épreuves avec mon père…”
Alors que de nombreuses voix commencent à relayer ses déclarations, ce témoignage relance le débat sur le sort réservé aux militants de la première heure, parfois mis à l’écart une fois la victoire politique acquise. Il pose une question essentielle : la fidélité mérite-t-elle la reconnaissance ?


