Tuesday, October 27, 2026
FRAISEN : Souleymane Agne défend une fraise cultivée sept mois par an au Sénégal

FRAISEN : Souleymane Agne défend une fraise cultivée sept mois par an au Sénégal

by wassare news
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Souleymane Agne présente les activités de FRAISEN et DiaspAgro sur TV5MONDE

Souleymane Agne, fondateur de FRAISEN, affirme que la fraise peut être cultivée au Sénégal pendant près de sept mois par an. Invité du Journal Afrique de TV5MONDE le 26 octobre, l’entrepreneur a présenté cette production comme la base d’un projet agricole qu’il souhaite désormais étendre à l’Afrique de l’Ouest.

Ancien étudiant en droit reconverti dans l’agriculture, Souleymane Agne s’est spécialisé dans une culture encore inhabituelle dans les représentations du secteur sénégalais. TV5MONDE confirme son parcours entrepreneurial et son choix de la fraise ; la durée de production annoncée, proche de sept mois, relève de la présentation faite par le fondateur de FRAISEN.

De la fraise à la framboise et à la vanille

L’entrepreneur indique que ses projets s’étendent à la sous-région et qu’ils incluent d’autres cultures à forte valeur ajoutée, notamment la framboise et la vanille. Il associe cette stratégie à DiaspAgro, une initiative destinée à mobiliser les compétences, les réseaux et les investissements de la diaspora.

Ces annonces dessinent une ambition régionale, mais les informations disponibles ne précisent ni les superficies concernées, ni les volumes produits, ni les investissements mobilisés, ni les emplois créés. Elles doivent donc être lues comme une orientation de développement, et non comme un bilan déjà mesuré.

Une culture à forte valeur ajoutée exigeante

La fraise peut offrir des revenus plus élevés à l’hectare que de nombreuses cultures de masse, mais elle demande une maîtrise technique rigoureuse. La qualité des plants, l’irrigation, la température, la protection des cultures, le conditionnement et la chaîne du froid influencent directement les rendements et les pertes.

Le principal enjeu économique consiste donc à relier la production au marché. Restaurants, hôtels, pâtisseries, commerces et transformateurs peuvent créer une demande régulière, à condition que la qualité, le prix et la livraison restent stables. Une expansion sous-régionale suppose en plus des normes sanitaires, une logistique transfrontalière et des débouchés documentés.

Ce que le modèle peut changer pour l’agriculture sénégalaise

Si la production locale atteint une échelle suffisante, elle peut réduire une partie des importations, diversifier les revenus agricoles et développer des métiers dans les pépinières, la transformation, le froid et la distribution. Cette possibilité ne peut toutefois être évaluée sans données publiques sur les volumes vendus et les coûts de production.

L’intérêt du projet réside aussi dans sa capacité à montrer que l’innovation agricole ne se limite pas à introduire une nouvelle culture. Elle consiste à construire une chaîne complète, du champ au consommateur, avec des standards de qualité et un modèle financier reproductible.

La diaspora appelée à participer

Souleymane Agne invite la diaspora à rejoindre DiaspAgro avant la fin de novembre. Pour que cette mobilisation produise un effet durable, les participants devront disposer d’informations précises sur le mécanisme d’investissement, les risques agricoles, la gouvernance des projets et les modalités de retour financier.

La visibilité obtenue sur TV5MONDE renforce la notoriété de FRAISEN. Le prochain test sera quantifiable : superficies mises en culture, rendement par campagne, pertes après récolte, chiffre d’affaires, emplois créés et part effectivement vendue sur les marchés sénégalais et régionaux.

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