La République démocratique du Congo (RDC) fait toujours face à une importante épidémie de maladie à virus Ebola. Déclarée officiellement le 15 mai 2026 dans la province de l’Ituri, l’épidémie s’est depuis étendue à plusieurs provinces du pays. Au 31 août, le bilan faisait état de 6 186 cas confirmés et 3 007 décès, selon les données sanitaires congolaises rapportées par Africa CDC.
L’épidémie est provoquée par le virus Ebola de type Bundibugyo, une souche pour laquelle il n’existe actuellement pas de vaccin ou de traitement spécifiquement homologué. La situation est particulièrement préoccupante dans l’est du pays, où les déplacements de population, l’insécurité et les difficultés d’accès à certaines zones compliquent le travail des équipes sanitaires.
Malgré ce lourd bilan, des signes de ralentissement ont été observés dans certaines zones. Africa CDC estime toutefois qu’il est trop tôt pour considérer l’épidémie comme maîtrisée. L’organisation souligne la nécessité de poursuivre les efforts de surveillance, de dépistage et de prise en charge des personnes infectées.
Face à la situation, la RDC et ses partenaires ont annoncé ce 4 septembre un plan révisé de 180 jours destiné à renforcer la réponse à l’épidémie. Cette stratégie doit notamment améliorer la surveillance, la prise en charge des malades et la protection des populations exposées.
La riposte reste cependant confrontée à plusieurs difficultés. Les mouvements importants de population rendent le suivi des contacts plus complexe, tandis que certaines zones touchées sont difficiles d’accès en raison de l’insécurité. Les autorités doivent également renforcer la confiance des populations afin de faciliter le signalement des cas et l’intervention des équipes médicales.
L’Organisation mondiale de la santé et Africa CDC continuent d’apporter leur soutien aux autorités congolaises. Pour les organisations sanitaires, l’objectif est désormais de rompre les chaînes de transmission et empêcher une nouvelle extension de l’épidémie.
Avec plus de 3 000 décès enregistrés, cette flambée est devenue la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC, dépassant le bilan de l’épidémie de 2018-2020 dans le pays.
Sources : OMS Afrique.