Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont officiellement notifié à l’ONU leur décision de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), accusée de manque d’impartialité et d’instrumentalisation politique des droits humains. Leur retrait deviendra effectif dans un délai d’un an, tandis que la CPI a invité les trois pays à poursuivre le dialogue.
Selon le spécialiste du droit international Julien Antouly, ces critiques existent depuis longtemps mais seraient, dans le cas de l’AES, en partie exagérées. Il estime toutefois que cette décision pourrait aussi être motivée par la crainte d’éventuelles poursuites visant des responsables ou des forces armées pour des exactions présumées.
L’expert précise cependant que ce retrait ne mettra pas fin aux enquêtes déjà engagées, notamment au Mali où une procédure est ouverte depuis 2012. Il souligne également que la CPI n’est qu’un mécanisme complémentaire et que les juridictions nationales ou régionales restent des voies possibles pour lutter contre l’impunité.
Source: RFI
