La rentrée scolaire 2026-2027 a effectivement démarré ce lundi 12 octobre sur l’ensemble du territoire national, après son report de cinq jours en raison des fortes pluies et des inondations. Initialement prévue le 7 octobre, la reprise avait été décalée afin de permettre la poursuite des opérations de nettoyage, d’assainissement, de désinfection et de remise en état des établissements touchés.
Pour évaluer les conditions de cette reprise, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a conduit une tournée de supervision dans plusieurs écoles de la région de Dakar. La visite a débuté à 8 heures à l’Institut Notre-Dame de Dakar, avant de se poursuivre au complexe Seydina Issa Laye de Cambérène et au groupe scolaire Elimane Ndiaye A et B, à Pikine. Elle s’est achevée à l’école élémentaire Mass Massaer Niane.
Au terme de cette tournée, le ministre a exprimé sa satisfaction quant au démarrage des enseignements. Il a salué la mobilisation des personnels de l’éducation, des autorités administratives, des collectivités territoriales et des services de l’État, qui ont contribué à préparer la reprise des cours malgré les difficultés provoquées par les intempéries.
Près de 7 % des établissements encore touchés
Malgré cette reprise générale, la situation demeure difficile dans certaines écoles. Selon les données disponibles la veille de la rentrée, environ 7 % des établissements scolaires du pays étaient encore affectés par les inondations. Ce taux pourrait avoir diminué grâce aux opérations de pompage engagées dans plusieurs structures.
Les difficultés ne se limitent pas à la présence d’eau dans les cours et les salles de classe. Dans certains établissements, la persistance des eaux et la remontée de la nappe phréatique compliquent les opérations d’évacuation et retardent le retour à des conditions normales d’apprentissage.
Au groupe scolaire Elimane Ndiaye A et B, situé dans le département de Pikine, les difficultés liées aux inondations illustrent les défis auxquels certaines communautés éducatives restent confrontées. La poursuite des opérations de pompage et la remise en état des infrastructures demeurent essentielles pour permettre aux élèves de retrouver des espaces d’apprentissage adaptés.
Les ministères et services compétents restent mobilisés pour accélérer les interventions dans les écoles touchées. La priorité est de garantir aux élèves un environnement propre et sécurisé, sans exposer leur santé aux conséquences des inondations.
La sécurité des élèves au cœur des priorités
Le report de la rentrée au 12 octobre répondait à un impératif de sécurité. Ce délai supplémentaire devait permettre aux équipes mobilisées de poursuivre les opérations de nettoyage, d’assainissement et de désinfection, tout en améliorant les conditions d’accès aux établissements.
Cette décision visait également à tenir compte des différences de situation entre les écoles et les régions, afin de favoriser une reprise des cours dans des conditions aussi satisfaisantes que possible.
Pour les établissements encore touchés, la reprise officielle de l’année scolaire ne signifie donc pas que toutes les difficultés sont résolues. Les opérations d’assainissement et de pompage doivent se poursuivre là où cela reste nécessaire, avec une attention particulière portée à la sécurité des élèves et du personnel éducatif.
Une responsabilité collective autour de l’école
Au-delà des mesures d’urgence, Moustapha Mamba Guirassy a rappelé que l’école devait occuper une place centrale dans la transformation du Sénégal. Il a appelé à une responsabilité collective, à davantage de civisme et à un changement des comportements afin de préserver les établissements et de faire de l’éducation une priorité nationale.
Cette orientation souligne l’importance d’une mobilisation durable de l’ensemble des acteurs éducatifs, des collectivités territoriales, des familles et des services publics. La disponibilité des enseignants, la fonctionnalité des établissements et l’accès au matériel pédagogique restent également des conditions essentielles au bon déroulement de l’année scolaire.
La rentrée scolaire 2026-2027 commence ainsi dans un contexte contrasté : d’un côté, la reprise effective des cours et la mobilisation des acteurs éducatifs ; de l’autre, la persistance des difficultés liées aux inondations dans une partie des établissements.
L’enjeu des prochains jours sera de permettre aux écoles encore affectées de retrouver des conditions d’accueil satisfaisantes, tout en préservant le temps d’apprentissage des élèves. Pour les autorités éducatives, la mobilisation doit se poursuivre afin que les conséquences des intempéries ne compromettent pas durablement le déroulement de l’année scolaire.