Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de développement du secteur pétrolier et gazier. Le ministère de l’Énergie et du Pétrole et le groupe énergétique italien Eni ont signé, ce mardi 15 septembre 2026, un protocole d’accord portant sur l’évaluation du potentiel pétrolier et gazier de cinq blocs offshore.
Les périmètres concernés sont SN01M, SN02M, SN03M, SN07M et SN40M. L’objectif de cette initiative est de permettre une meilleure connaissance du potentiel en hydrocarbures de ces zones et du bassin sédimentaire sénégalais.
Dans le cadre de cet accord, Eni prévoit de financer et de mener des études techniques, géologiques et géophysiques. Ces travaux doivent notamment permettre d’analyser les données disponibles et d’identifier les éventuelles ressources en pétrole et en gaz présentes dans les cinq blocs.
Le processus doit également favoriser le partage d’expertise entre les différents acteurs du secteur. Des échanges techniques, des ateliers spécialisés et des actions de transfert de connaissances sont prévus afin de renforcer les capacités nationales dans le domaine de l’exploration pétrolière et gazière.
PETROSEN devrait également jouer un rôle important dans cette démarche, notamment dans la connaissance et la promotion du bassin sédimentaire sénégalais ainsi que dans la recherche de partenariats avec des investisseurs internationaux.
Cette initiative intervient alors que le Sénégal cherche à relancer l’exploration de son domaine pétrolier et gazier et à attirer davantage d’investissements dans le secteur. Les autorités souhaitent notamment mieux valoriser les ressources potentielles encore peu explorées du pays.
Selon les orientations annoncées dans le cadre de cette stratégie, une grande partie des blocs pétroliers et gaziers du Sénégal doit être ouverte à l’investissement. Le pays compte ainsi renforcer l’attractivité de son secteur des hydrocarbures tout en développant davantage les connaissances sur son sous-sol marin.
Il faut toutefois préciser que le protocole signé avec Eni ne constitue pas un contrat pétrolier. Il ne confère donc pas automatiquement au groupe italien des droits d’exploration ou d’exploitation sur les cinq blocs. Il s’agit dans un premier temps d’un accord destiné à réaliser des évaluations et des études techniques.
Les résultats de ces travaux pourront ensuite servir de base à d’éventuelles décisions concernant l’avenir de ces périmètres, dans le respect de la législation sénégalaise.
Avec cet accord, le Sénégal entend donc poursuivre la diversification de ses partenariats dans le secteur des hydrocarbures et mieux préparer l’exploitation de son potentiel énergétique.