Dakar, 27 août 2026 – L’intervention de Serigne Abdou Sy Al Makhtoum sur les ondes de la RFM continue de susciter des réactions. Invité de « RFM Matin », il a répondu aux propos tenus récemment par Serigne Moustapha Sy, dans un contexte marqué par de nombreux débats autour de la figure de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum et de son héritage spirituel.
C’est dans ce contexte que Mame Cheikh Sarr a pris la parole pour revenir principalement sur le choix éditorial de la RFM. Son intervention porte moins sur les querelles personnelles que sur la manière dont une radio d’envergure nationale doit traiter des sujets sensibles touchant à une importante famille religieuse.
Pour Mame Cheikh Sarr, la question centrale est de savoir pourquoi la RFM a choisi d’offrir une aussi large tribune à Serigne Abdou Sy, permettant à ce dernier de répondre publiquement aux déclarations de Serigne Moustapha Sy. Il interroge ainsi la responsabilité de la chaîne dans la diffusion de propos susceptibles d’alimenter davantage les débats au sein de l’opinion.
L’intervention de Mame Cheikh Sarr revient également sur la mémoire et la position de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum. Il cherche notamment à apporter des éclairages sur certaines affirmations évoquées dans le débat public, en rappelant l’importance de replacer les déclarations dans leur contexte et d’éviter les interprétations susceptibles de dénaturer la pensée ou l’héritage du défunt guide religieux.
Au-delà des personnes, son intervention soulève donc une question plus large : jusqu’où les médias doivent-ils aller lorsqu’ils abordent des sujets religieux sensibles ? Pour Mame Cheikh Sarr, la liberté de donner la parole doit également s’accompagner d’une responsabilité dans le traitement et la contextualisation des déclarations.
La polémique autour du passage de Serigne Abdou Sy sur la RFM intervient alors que plusieurs sujets sensibles ont été évoqués à l’antenne, notamment la question des fonds politiques et leur éventuelle utilisation dans le cadre du Gamou. Ces affirmations, rapportées comme telles par les médias, restent des déclarations de leur auteur et ne doivent pas être présentées comme des faits établis.
Avec sa sortie, Mame Cheikh Sarr déplace ainsi le débat vers la responsabilité médiatique, le traitement de la parole religieuse et la nécessité de préserver un cadre de discussion serein, sans s’attarder sur les différends personnels qui opposent les protagonistes.
Source : RFM / Maktoum Prod TV.